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L'alcool et le cancer L’alcool et le cancer du sein La seule tumeur maligne pour laquelle le lien avec l’alcool a déjà fait l’objet de recherches approfondies est le cancer du sein. Ce sont principalement les buveurs modérés à lourds qui courraient un risque important de cancer du sein, tandis que l’effet d’une consommation modérée d’alcool sur le risque de cancer du sein est encore confus. Aborder aujourd’hui l’influence distincte du vin, de la bière et des boissons spiritueuses ressemblerait à consulter le marc de café. Les résultats de recherche disponibles suggèrent qu’il n’existe que peu de différences au niveau des types de boissons en ce qui concerne le cancer du sein. A ce jour, plus de 50 études ont été effectuées concernant le lien existant entre la consommation d’alcool et le cancer du sein. Beaucoup de ces recherches sont d’une ampleur plutôt limitée, ce qui ne permet pas toujours d’établir un lien. Quelques vastes études mettent généralement à jour une relation linéaire entre l’alcool et le cancer du sein : plus on boit de l’alcool, plus on court de risques de voir se développer un cancer du sein. Les femmes qui boivent journellement entre 30 et 60 grammes d’alcool (2 à 5 verres par jour) voient les risques de cancer du sein augmenter de 41% par rapport à un groupe de même nature qui ne boit pas du tout (1). A titre de comparaison : les femmes dont la mère a souffert un cancer du sein voient leur risque de voir se développer une tumeur augmenter de 50%. Le nombre de cas de cancer du sein qui peut être attribué à une consommation régulière d’alcool n’est pas supérieur à 2%. Dans 98% des cas de cancer du sein, la cause doit être cherchée ailleurs. L’alcool constitue donc une facteur de risques très limité pour le cancer du sein. Le fait de déconseiller l’alcool à grande échelle n’aurait donc qu’un impact très limité sur la prévention du cancer du sein parmi la population. De plus, les avantages liés à une consommation légère ou modérée d’alcool sur les maladies cardiaques et sur la mortalité suite aux affections cardiaques compensent largement le risque de cancer du sein. L’acide folique compense le risque lié à l’alcool Le risque déjà limité de cancer du sein lors d’une consommation régulière d’alcool, diminue lorsque la femme absorbe journellement suffisamment d’acide folique (> 600 mg par jour). L’acide folique est un élément nutritif qui est principalement présent dans les légumes à feuilles vertes ou qui peut être absorbée comme supplément vitaminé. Une alimentation riche en acide folique compense l’effet du risque de cancer lors d’une consommation modérée d’alcool. Les femmes qui consomment régulièrement de l’alcool (2 - 3 verres par jour) et qui veillent simultanément à un apport suffisant en acide folique, ne présentent aucune augmentation au niveau du risque de cancer du sein par rapport aux femmes qui ne boivent pas d’alcool (Nurse’s Health Study). Bizarrement, une carence d’acide folique n’a aucun impact sur le risque de cancer du sein, mais c’est la combinaison avec une consommation modérée d’alcool qui influence le risque. Plus généralement, on peut dire qu’au fur et à mesure qu’une personne prélève plus de calories dans une consommation d’alcool, elle abandonnera certaines substances nutritives afin de maintenir le même apport de calories par l’alimentation. Dans de nombreux cas, ce sont les composantes les plus riches en vitamines et en minéraux, comme les légumes et les fruits, qui sont supprimées. C’est la raison pour laquelle la relation entre la cirrhose du foie et l’alcool est principalement dû à une carence au niveau d’une alimentation saine et équilibrée et en moindre mesure avec les volumes importants d’alcool. | ![]() |
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