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La bière et métabolisme Apport en éléments nutritifs L’eau La bière est composée de plus de 90% d’eau. La bière peut donc apporter une contribution au niveau des besoins quotidiens en eau qui sont d’au moins 1,5 à 2 litres par jour. En revanche, la bière a également un effet diurétique, ce qui signifie que la bière (vin ou boissons spiritueuse) ne peut jamais être le seul fournisseur de liquide. Les brasseurs ont pris conscience depuis très longtemps que la base de la bière doit être de l’eau extrêmement pure. Pour un litre de bière, on a besoin de 7 à 10 litres d’eau qui sont utilisés pour le brassage même mais également pour le nettoyage et la stérilisation de tous les récipients dans lesquels la bière est produite et transportée. Chaque pays, et donc également la Belgique, applique des directives très strictes pour l’eau utilisée en cours de brassage de la bière. Ces directives ont trait à la conservation, le degré d’acidité, la teneur en sel, les oligo-éléments et les éléments éventuels de contamination, dont également la pollution éventuelle. L’eau pure utilisée dans la bière fait même diminuer les risques liés à certains cancers, comme c’est le cas pour le cancer de la vessie. Les matières grasses, le sucre et les protéines La bière ne contient pas de matières grasses, très peu de protéines (moins de 0,5%) et une petite quantité (environ 3%) de sucre fermenté (contrairement aux sucres raffinés des boissons rafraîchissantes). La fraction de protéines dans la bière n’a aucune valeur nutritive et n’est destinée qu’à favoriser la conservation de la mousse. Le sucre a par contre une certaine valeur nutritive et provient en majeure partie de l’orge. La majorité du sucre dans la bière se présente sous forme de maltose et de glucose. Leur quantité varie de 35 à 40 g par litre de bière blonde. D’autres variétés de bière contiennent généralement un peu plus de sucre. La bière ne contient pas de dioxines Depuis le crise de la dioxine en Belgique, nous sommes tous conscients du fait que les dioxines sont potentiellement cancérigènes pour l’homme. Les études démontrent qu’une faible exposition ne provoque pas ou peu de cancers, mais qu’une exposition importante peut déboucher sur un risque accru de certaines formes de cancers (e.a. le cancer du sang). Les vitamines Les cellules de levure, qui sont ajoutées à la bière pendant le processus de brassage, fabriquent des vitamines B au cours de leur croissance et une grande quantité de ces vitamines restent dans la bière. Plus la bière est filtrée et clarifiée, plus la quantité de vitamines perdues est importante. Un verre de bière blonde contient finalement encore 0,07 mg de vitamines B2, 0,01 mg de vitamines B1 et 0,12 mg de vitamines B6. A titre de comparaison : une seule tranche de pain gris contient 0,02 mg de vitamines B2, 0,06 mg de vitamines B1 et 0,05 mg de vitamines B6. Dans le cas d’une consommation modérée de bière, ce produit peut fournir une contribution au niveau des besoins en vitamines. D’autre part, il n’est pas vrai qu’une consommation abusive de bière permettrait de constituer une bonne réserve de vitamines. Au contraire, plus on boit de bière, plus on constate une augmentation des besoins en vitamines (principalement les vitamines B1). Les minéraux La bière contient divers oligo-éléments et minéraux. Les quantités de ces éléments sont fonction de l’origine des matières premières, du mode de préparation et du processus de production. La composition du sol sur lequel ont poussé l’orge et le houblon ainsi que les conditions atmosphériques jouent également un rôle. La présence de certains minéraux, comme le fer, le chrome, le cuivre, le silicium et le potassium peut certainement être taxée de positive. Des oligo-éléments moins désirables, comme le cobalt et le plomb, n’interviennent quasiment pas. Le sodium (sel) n’apparaît pratiquement pas non plus, ce qui constitue certainement un point positif, puisque notre alimentation contient déjà largement assez de sel. Grâce à son effet diurétique, la bière veille d’ailleurs à ce que le sel excédentaire accumulé dans notre corps puisse être éliminé via les reins.
Autres substances La bière contient encore toute une série d’autres substances biologiquement actives d’origine végétale, qu’on appelle les agents phyto-chimiques. Les polyphénols (tannins), par exemple, sont présents dans la bière et le vin et joueraient un rôle dans la prévention des maladies cardiovasculaires en intervenant sur le métabolisme des graisses. Une autre composante intéressante dans la bière est l’harman, un bêta-carboline. Les bêta-carbolines sont des substances qui ont un effet hallucinogène. On trouve l’harman dans la bière et le vin. Le nonharman, une substance qui appartient à la même classe, se retrouve dans le tabac. Dans le sang de grands buveurs, on peut détecter de petites quantités d’harman. L’harman interférerait avec les neurotransmetteurs, des substances dans le cerveau qui activent certaines zones du cerveau ou qui au contraire les inhibent. L’harman (et le nonharman) ont une interaction avec le neurotransmetteur sérotonine, ce qui pourrait expliquer pourquoi la bière et le vin (et le tabac) ont un effet calmant et peuvent, à doses importantes, se traduire par des hallucinations. La bière contient encore une vaste liste d’agents phyto-chimiques à très faibles doses, dont une partie n’ont pas encore été identifiés à ce jour. Un certain nombre de ces substances peuvent éventuellement avoir une interaction avec des substances propres au corps, tandis que d’autres n’ont pas d’effet du tout. Les agents de contamination Tout comme c’est le cas pour tous les aliments, la bière peut également être contaminée par des agents de contamination. Il s’agit de substances indésirables qui aboutissent involontairement dans la bière pendant le processus de brassage ou pendant l’emballage. La bière en cannettes, par exemple, contient, tout comme les boissons rafraîchissantes en cannettes, des traces d’aluminium provenant de l’emballage. Généralement, il s’agit de très petites concentrations qui ne présentent aucun danger pour la santé. | ![]() |
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