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alcool et santé physique 07/08/2006 Pourquoi une consommation modérée d'alcool est-elle favorable pour le cœur ?
A ce jour, on supposait que l'effet favorable qu'exerce une consommation modérée d'alcool sur le cœur pouvait être attribué à l'action de l'éthanol contre les inflammations. Un nouveau programme de rechercher, dirigé par Cinzia Maraldo de l'Université de Floride, démontre que cela ne semble pas toujours être le cas, du moins pas chez les hommes plus âgés. D'où la présomption que la consommation modérée d'alcool génère un autre mécanisme de défense du cœur, inconnu à ce jour. L'étude concernait 2487 adultes, âgés de 70 à 79 ans, qui ne souffraient d'aucune affection cardiaque. Ils ont été interrogés quant aux maladies dont ils étaient atteints, aux médicaments utilisés et à leurs habitudes en matière de consommation d'alcool, pour être ensuite soumis à un suivi téléphonique tous les six mois et un examen clinique annuel. Comme s'y attendaient les chercheurs, les incidents cardiaques se sont avérés plus fréquents chez les grands buveurs, en comparaison aux non-buveurs et aux consommateurs modérés. Ils mourraient aussi à un âge moins avancé que les autres. Les chercheurs ont également étudié le lien existant entre l'effet de l'alcool et les marqueurs d'inflammation IL-6 et CRP. Ils ont constaté que les hommes adoptant une consommation d'alcool légère à modérée et présentant un niveau IL élevé étaient sujets à un moindre risque d'incidents cardiaques et de mortalité en général en comparaison aux non-buveurs et aux buveurs occasionnels. Chez les hommes présentant un faible niveau de marqueurs d'inflammation IL-6, ils n'ont par contre détecté aucun lien entre une consommation légère et modérée d'alcool et une diminution des risques, tandis qu'une consommation élevée d'alcool se traduisait par une mortalité générale accrue. Les chercheurs n'ont identifié aucun lien entre le niveau de CRP et l'état de santé suite à la consommation d'alcool. Comme c'est le cas dans la plupart des études de ce type, cette recherche présente de nombreux points faibles, comme les incertitudes par rapport à la consommation d'alcool signalée par les participants, l'absence de distinction entre les différentes variétés de boissons alcoolisées, le nombre relativement réduit d'incidents cardiaques, etc. D'autres études seront nécessaires pour clarifier l'action anti-inflammatoire de l'alcool. Source: Archives of Internal Medicine 2006, vol. 166, n°. 14. | ![]() |
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